Vélotaf, les solutions anti-transpiration

actu

Lorsque l’on pratique le vélotaf, nous redoutons tous d’être confrontés au problème de transpiration. Voici nos conseils pour lutter contre la sueur et rester frais à destination.

Lorsque les températures grimpent. Lorsque l’on pédale de manière plus ou moins intensive, on transpire. Heureusement, il est possible de ne pas arriver au travail tout en sueur.


À vélo, on brûle des calories. Lorsque les muscles se contractent à chaque coup de pédale, ils produisent une grande quantité de chaleur, augmentant la température corporelle. Quand la température grimpe à 39°C, voire à 40, le corps cherche à se refroidir grâce à la transpiration. C’est ce que l’on appelle la thermorégulation. Ce mécanisme physiologique permet à l’Homme de maintenir sa température interne de manière constante à 37°C. C’est à cette température que les cellules, les protéines fonctionnent de manière optimale. On dit de l’homme qu’il est homéotherme. Nous perdons ainsi, tous les jours, environ 0,7 litre de sueur. Un volume qui augmente naturellement selon l’intensité de l’effort physique ou en raison de la chaleur extérieure. Le thermostat qui orchestre tout ceci est une glande du cerveau, l'hypothalamus. C’est là que se trouvent les thermorécepteurs qui enregistrent la température du noyau central. À chaque fois qu’il faut réduire la température de l’organisme, ce sont les centres nerveux thermorégulateurs qui, par l’intermédiaire du parasympathique, augmentent la sudation.

Vous l’aurez compris, transpirer est un phénomène physiologique naturel. Nous sommes des animaux "à sang chaud", comme tous les mammifères. La sueur refroidit la peau, puis par contact, le sang qui repart dans l’organisme. Reste que certaines personnes réagissent davantage à la chaleur que d’autres, et transpirent donc plus.


Ayez avant tout une bonne hygiène corporelle.

Et oui ! La transpiration en elle-même est inodore. C’est au contact des bactéries présentes sur votre peau qu’elle dégage une certaine odeur… Sachez aussi que notre corps contient 100 glandes sudoripares par cm2 de notre peau. Il en existe deux sortes. Les glandes eccrines, qui se trouvent sur toute la surface de la peau, et qui sécrètent une sueur inodore composée d’eau, d’un peu de sels minéraux et d’acide lactique. Et les glandes apocrines, situées au niveau des aisselles et des zones génitales, dont la sueur devient mal odorante au contact de l’air et des bactéries présentes à la surface de la peau. Ce sont ces dernières avec celles situées aux pieds, aux mains et au visages qui sont fortement stimulées. D’où l’importance de la douche quotidienne avec un savon surgras pour ne pas agresser la peau. Et biquotidienne (matin et soir), si vous souffrez d’hypersudation.


Évitez le sac à dos. cloud image

N’étant pas transpirant et tenant chaud, il suffira de quelques minutes pour que votre chemise, chemisier, tee-shirt… soit mouillé. Optez plutôt pour les sacoches, besaces et autres paniers. L’objectif est de laisser respirer la peau.

 

Ne stressez pas sur votre vélo.

Comme vous le savez, le stress émotionnel fait transpirer. Le cœur bat plus vite, la respiration s’accélère… apparaissent les auréoles sous les bras, les mains moites, et de grosses gouttes perlent sur le front. Rouler en ville peut faire peur et angoisser. C’est totalement compréhensible. Pédalez serein en ayant préparé votre trajet, en respectant le Code de la route et certaines règles ainsi que les autres usagers. Soyez aussi visible de tous. Et gardez votre zen attitude en toutes circonstances.

 

Levez le pied.

Si vous mettez trop d’intensité dans le pédalage, que vous jouez un contre-la-montre… c’est sûr que vous allez arriver en eau. Logique ! Comme nous l’avons vu plus haut, plus on appuie sur les pédales, plus l’effort est intense, plus la quantité de chaleur libérée est grande. Par conséquent, plus vous transpirerez. Jouez avec les vitesses en fonction des dénivelés. 


Misez sur un vélo à assistance électrique.

Avec un vélo à assistance électrique, vous vous déplacez ainsi sans trop mouiller votre chemise.

 

Portez les bons habits.

Habillez-vous ample. C’est moins chaud, plus confortable et laisser passe l’air. Le vent rafraîchit et aide à garder des vêtements secs. Privilégiez les fibres intelligentes et respirantes. Optez pour la laine mérinos et non du coton épais. Elle tient chaud en hiver et maintient au frais en été. Proscrivez les vêtements collants et les fibres synthétiques.


Pédalez le plus régulièrement possible.

Plus vous roulez à vélo, plus vous devenez endurant, fort et résistant. De ce fait, vous dépensez moins d’énergie lors de vos déplacements.


Épilez-vous et mettez un déodorant.

Les poils des aisselles retiennent l’humidité et l’écoulement de la sueur. Résultat, il y a macération. Les bactéries responsables des mauvaises odeurs s’y nichent. Rien de tel que les déodorants pour supprimer les petites odeurs. Ce n’est pas un hasard s’ils contiennent des antiseptiques.

 

Hydratez-vous.

Boire de l’eau est essentiel pour compenser les pertes hydriques, faire baisser la température corporelle et éviter le coup de chaud. N’oubliez pas que lors de grosses chaleurs, le corps transpire énormément et peut éliminer jusqu’à 3 litres en une journée.


Si avec toutes ces astuces vous arrivez au bureau transpirant, emportez une tenue de rechange. Et prenez une douche si vos bureaux en disposent. 


Clarisse Nénard

clarissenenard.com

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