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Le vélo pour être plus performant au travail

Le vélo pour être plus performant au travail

15 avril 2021

Le vélo c’est bon pour la santé en générale, mais aussi pour le cerveau. Rouler améliore la concentration et la mémoire, stimule le renouvellement des neurones, augmente la matière grise… Explications.

La pratique régulière du vélo est excellente pour le cœur, l’immunité, les muscles, les os… Jusque-là, rien de nouveau. Mais saviez-vous que pédaler améliore également la santé de notre cerveau et développe nos capacités intellectuelles ? 

Le vélo améliore l’oxygénation du cerveau

À vélo, le cœur s’accélère afin d’augmenter le débit sanguin en fonction de l’effort et de fournir ainsi en oxygène et en nutriments les cellules de l’organisme, dont celles du cerveau : les astrocytes. Ces cellules nerveuses, qui font contact avec les neurones et les vaisseaux sanguins, forment l’astroglie, le tissu conjonctif de la substance grise. Mieux irrigués, le cerveau et les neurones sont mieux oxygénés. Une meilleure oxygénation des neurones améliore les connections entre eux et diminue leur dégénérescence. Partant du principe que, tout ce qui est bon pour l’organisme est bon pour le cerveau, on comprendra pourquoi faire tourner les jambes facilite aussi l’élimination des toxines accumulées dans le cerveau.

Le vélo permet d’augmenter la matière grise

En améliorant la vascularisation et l’oxygénation cérébrale, les échanges gazeux entre cellules… on stimule la neurogenèse. C’est-à-dire que sous l’effort les neurones se multiplient plus facilement dans la zone de l’hippocampe. Celle-ci correspond à l’aire du cerveau dans laquelle se situent la mémoire et les émotions. Autre bénéfice non négligeable du vélo : il favorise la production de facteurs neurotrophiques qui sont des protéines responsables de la croissance et de la survie des neurones. Leurs effets ne s’arrêtent pas là. Ils stimulent la plasticité synaptique (la capacité du système nerveux à former et de défaire des connexions, des zones de contact entre les cellules nerveuses) et la production de nouveaux vaisseaux sanguins.

En résumé, faire du vélo prévient la dégénérescence neurologique et permet au cerveau d’être plus performant. Selon une étude parue dans le Journal of Neurology, l’exercice physique serait même plus efficace que les exercices intellectuels. Pour une tâche déterminée (calculs, mots croisés, etc), on n’utilise environ que quelques cm3 de la cervelle. Lorsque l’on fait du sport, on oxygène tout le cerveau. Plus d’oxygène = plus de matière grise.

Le vélo aide à mieux réfléchir

En loisir ou en mode vélotaf, le vélo nous permet d’être plus actif au quotidien, de solliciter l’ensemble du corps, de lutter contre la sédentarité, de maintenir en activité nos fonctions vitales (cœur, poumons, cerveau…) et donc de rester en pleine forme. Au-delà des bénéfices physiologiques et physiques, pédaler nous donne la pêche en stimulant la sécrétion de neurotransmetteurs et de neurohormones, comme :

  • Les fameuses endorphines, hormones du bonheur. 
  • La dopamine qui joue un rôle dans le plaisir, l’attention, la motivation, et la mémoire.
  • La sérotonine, liée à l’humeur, au cycle veille-sommeil, ou à l’estime de soi.
  • La noradrénaline, impliquée dans l’excitation, la vigilance, et l’apprentissage.

En réduisant le stress et l’anxiété, nous sommes moins enclins à la déprime, à la dépression, ou encore au burn-out. C’est un fait avéré, la pratique régulière d’une activité physique comme le cyclisme influe sur la neurochimie cérébrale, par conséquent sur notre mental et notre comportement. En gérant mieux les états émotionnels, il devient plus facile de prendre du recul sur les événements, de mieux gérer la pression et donc de rester focus sur les objectifs afin de les atteindre.

Par ailleurs, quand on se sent bien dans son corps, avec une silhouette plus tonique et quelques kilos en moins, on regarde moins son nombril. On focalise moins sur ses petites imperfections (poignées d’amour, fesses tombantes, dessous de bras flasques, genoux enrobés, cuisses épaisses, etc.). On est mieux conditionné pour réfléchir, analyser, et penser.

Le vélo améliore la productivité

Selon une étude du cabinet de conseil Goodwill Management, commandée par le Medef, le CNOSF et AG2R la Mondiale en 2015, la productivité des salariés pratiquant une activité physique régulière augmente de 6 à 9 %. Le vélo améliore l’attention ainsi que les fonctions exécutives telles que le raisonnement, la résolution de problème, l’organisation, la planification, etc.). Ce sont des éléments clés de la productivité.

Vélotafer le matin pour se rendre au bureau, se veut un excellent moyen de débuter et de visualiser sa journée, de mettre l’organisme en route, d’augmenter l’activité cérébrale, de se préparer au stress, et de mieux anticiper les situations complexes. Nous sommes plus opérationnels.

Une balade à vélo en cours de journée permet de s’oxygéner le cerveau, de se remobiliser, d’évacuer la fatigue nerveuse, et de revenir à son bureau reboosté.

Le vélo facilite la créativité

Le vélo est aussi un excellent moyen d’augmenter les ondes alpha, entraînant une détente émotionnelle et mentale. Résultat, les deux hémisphères du cerveau arrivent à fonctionner ensemble dans une harmonie parfaite. Le rythme alpha favorise la créativité. Alors que Beta privilégie le travail analytique.

À tout âge, le vélo améliore les capacités intellectuelles tout en préservant et en régénérant le cerveau. Alors, pourquoi s’en priver !

Clarisse Nénard

clarissenenard.com

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