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Le vélo, votre meilleur allié contre le stress et l’anxiété

Le vélo, votre meilleur allié contre le stress et l’anxiété

17 décembre 2020

Fatigue morale et physique, stress, angoisses… Comment vivre avec ? Comment les soigner ? S’ils sont généralement traités à coups d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, ou encore de séances de psychothérapie, le vélo a une action plus que positive sur ces états.

Boule au ventre ou dans la gorge, souffle coupé ou sensation d’étouffement, tremblements, palpitations, tachycardie, tressautements, tensions et douleurs musculaires, transpirations excessives, mains moites, sécheresse de la bouche, nausées, diarrhées, problèmes digestifs, sensation d’être survolté ou à bout, difficulté de concentration ou d’endormissement : aujourd’hui, le stress touche au total 89 % des Français. Selon Santé Public France, 18% des Français se sentent anxieux et plus de 65% ont des problèmes de sommeil. Il faut dire qu’en raison du contexte de cette crise sanitaire, nous sommes nombreux à ruminer et à avoir le sentiment d’être face à un mur. À force de mouliner, le cerveau chauffe à l’image d’un petit vélo que l’on ne peut arrêter.

Quelles différences entre le stress, l’anxiété, et l’angoisse ?

S’il existe une relation entre eux, le stress n’est ni de l’anxiété (une inquiétude profonde), ni de l’angoisse (un sentiment d’insécurité). Il est la réaction physiologique normale de l’organisme face à une situation nouvelle, non programmée. Une fois l’alerte donnée, un mécanisme biologique s’enclenche rapidement afin de préserver ou de rétablir l’équilibre interne et d’assurer ainsi notre survie. Le système nerveux sympathique et les glandes surrénales déclenchent, l’un la sécrétion de noradrénaline, l’autre l’adrénaline. Ce sont ces deux hormones qui vont donner à notre métabolisme les capacités de réagir et de revenir à la normale. Grâce à ces catécholamines, nous possédons naturellement les moyens d’affronter les petits tracas de la vie quotidienne. Dans cette réaction en chaîne, l’important est le retour à l’équilibre.

Les conséquences du stress sur l’organisme

Si ce retour à l’équilibre s’effectue rapidement, nous pouvons supporter plusieurs stress ponctuels au cours d’une même journée. Le danger peut venir de sa trop grande répétition ou de sa trop grande importance empêchant le retour à la normale, créant ainsi un déséquilibre. Si la phase de résistance, durant laquelle l’organisme met tout en œuvre pour garder l’équilibre, se prolonge ou s’installe, nous entrons dans une phase d’épuisement. C’est ainsi que nous nous retrouvons dans un état de grande fatigue morale et physique.
Les capacités de réponses et d’adaptation s’affaiblissent. Les réserves énergétiques s’amenuisent. L’organisme a du mal à se recharger, à récupérer. C’est à ce moment là que nous subissons le stress. Arrivent alors les complications comme l’insomnie, la boulimie, l’anorexie, l’usure du système cardiovasculaire augmentant le risque d’infarctus du myocarde et l’hypertension artérielle. Sans compter que cet affolement du système peut également entraîner une baisse des défenses immunitaires, ouvrant la porte aux infections virales ou bactériennes. Toxique pour le corps, sa récurrence engendre une accélération du vieillissement, en augmentant la vitesse de l’oxydation des cellules.

Gardez l’équilibre grâce au vélo

Vous connaissez bien les effets de l’exercice sur le cœur, la tonification des muscles, la densité osseuse, le renforcement du système immunitaire, la régulation de la tension artérielle et du diabète, l’amélioration de la circulation sanguine et le retour veineux. Le vélo se veut un excellent dérivatif pour évacuer et oublier stress et tracas, à commencer par éliminer les tensions musculaires.
Avez-vous déjà ressenti l’effet euphorisant des endorphines après avoir fourni un effort long et intense sur votre vélo ? Vous savez, cet état second tout à fait légal et idéal pour chasser les idées noires et lutter contre l’anxiété. Avec leur structure proche de celle des opiacées, ces hormones du bonheur atténuent la douleur, réduisent le stress, procurent une sensation de plaisir, d’euphorie et de sommeil.
Pédaler permet aussi d’augmenter le niveau de certains autres neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine, des régulateurs d’humeur chargés de nous donner la pêche.

Le vélo nous rend plus résistant au stress

Et oui ! Pédaler stimule aussi la production des hormones liées au stress, à savoir l’adrénaline, la noradrénaline et à moyen terme le cortisol.
Deux choses en découlent. Le sport étant un stress sur l’organisme, les entraînements permettent de mieux le tolérer. Plus vous vous entraînez, plus vous tolérez l’exercice. Et puisque l’organisme est formaté pour susciter le stress, il diminue à l’issue de l’activité physique. Résultat, la fréquence cardiaque au repos d’un cycliste de haut niveau s’en trouve diminuée. Ayant des taux d’hormones circulants plus faibles, il aura un niveau de stress plus bas qu’un individu non entraîné. Il augmente ainsi sa marge d’adaptation.

Cultivez votre zénitude à vélo dès 30’

N’oubliez pas aussi que la durée de l’effort et l’intensité de l’exercice physique sont deux paramètres très importants pour diminuer l’anxiété. Ainsi, des sorties de 30 minutes à 1 heure, trois fois par semaine est un rythme idéal. La fréquence cardiaque doit se situer entre 60 et 70% de la réserve. En résumé, vous devez pouvoir parler mais pas chanter.
Alors, pourquoi hésiter à vous mettre ou remettre en selle ? Qu’attendez-vous pour passer en mode vélotaf. Le vélo rend heureux !

Clarisse Nénard
clarissenenard.com

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